| Straight Jacket | |||
Richard Day Joyeuse curiosité regorgeant de bon mots, Straight-Jacket reflète la Hollywood refoulée des années 1950. Ce regard rétrospectif comporte plus qu’une vague ressemblance à, disons... Rock Hudson ? Le séduisant Guy Stone, vedette de l’écran, est le dieu de toutes les femmes américaines et l’amant secret de tous les beaux mecs d’Hollywood. Mâle solide comme le roc, à la démarche de fer, Guy est le candidat numéro un pour le rôle principal dans Ben-Hur. Toutefois, lorsque surgissent quelques photos compromettantes suggérant qu’il est homosexuel, le studio organise aussitôt un mariage de convenance avec Sally, une secrétaire follement amoureuse de lui. La vie de Guy se transforme alors en un combat déchirant pour dissimuler son penchant rose à son épouse qui n’en sait rien, et pour demeurer en tête de la liste des meilleurs acteurs d’Hollywood… Entre en scène Rick, un romancier gauchiste devenu scénariste. Pour la toute première fois, Guy tombe vraiment en amour. Le scénariste et réalisateur Richard Day se moque allègrement de la chasse aux sorcières de l’ère maccarthyste et de l’hypocrisie du placard de celluloïd. Avec sa facture en technicolor empreinte d’ironie et son excellente distribution – dont Carrie Preston, Jack Plotnick et Veronica Cartwright dans des rôles de soutien tordants –, Straight-Jacket constituera sans doute l’un des moments forts du festival.
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