| Dorian Blues | |||
Tennyson Bardwell Spirituel et original à souhait, Dorian Blues démontre bien que le coming-out est un sujet éternel. Pour son premier long métrage, Tennyson Bardwell infuse d’étrangeté et de charme cette forme universelle de récit, comme une bouffée d’air frais dans le pneu d’un vieux et fidèle dix-vitesses. Intelligent, charmant et enfermé dans son placard, Dorian se trouve à la croisée des chemins. Harcelé à l’école secondaire comme " tapette " probable et négligé par sa famille (surtout par son paternel autoritaire et de droite), Dorian est prêt à prendre le chemin de New York et du collège. Mais quelque chose d’incontrôlable s’agite en lui et le voilà qui répond à son père, qui câline pour la première fois un autre garçon et qui avoue ses sentiments gais à son frère, étoile de sport. Trimbalé dans toutes les directions par sa voix intérieure, Dorian va de bourbier en bourbier, dans une quête d’illumination et de bonheur, appuyé par un charmant thérapeute, un prêtre bien intentionné et son premier petit ami. En cours de route, la vie compense la malchance de Dorian en lui permettant de constater que sa force peut également servir aux autres.
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