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The Bubble (Ha-Buah)
Eytan Fox | Israel | 2006 | 35mm | 117 min | v.o. hébraïque/arabe/anglaise | s-t.a_en

Pacifiste à temps plein et réserviste à temps partiel, l’employé de magasin de musique Noam (Ohad Knoller) vit confortablement avec ses colocs branchés et idéalistes : Yali (Alon Friedmann), amateur de Star Académie, version israélienne, et propriétaire de restaurant, et Lulu (Daniela Wircer), aspirante dessinatrice de mode. Les membres de cette joyeuse bande gauchisante analysent leurs amours et organisent des raves inoffensifs. Noam rencontre l’intense et séduisant Ashraf (Yousef Sweid) durant une fouille corporelle légèrement humiliante à un poste de contrôle. Leur désir faisant fi des tabous culturels et politiques, une aventure passionnée s’allume. Ashraf est séduit par Noam et la vie qu’il mène dans sa « bulle » à Tel Aviv. Noam et ses colocs voient leur libéralisme mis à l’épreuve lorsqu’ils décident d’aider Ashraf à demeurer illégalement en Israël. Cependant, Ashraf craint lui-même constamment d’être découvert. Ses obligations familiales et des tensions politiques croissantes finiront peut-être par faire éclater la bulle de tout ce beau monde. Dans ce West Bank Story gai, le réalisateur acclamé Eytan Fox (Walk on Water, Yossi & Jagger) allie comédie romantique et tragédie politique pour offrir un portrait authentique du conflit israélo-palestinien. Expression d’une vie relativement paisible à Tel Aviv et film d’ouverture d’image+nation 20, The Bubble observe avec compassion les limites de l’amitié et de l’idéalisme politique lorsque confrontées à de dures réalités.

jeudi 15 nov_20h00 | PGM01 | Imperial

 
No Regret (Huwihaji anha)
Leesong Hee-ll | Sud Corée | 2006 | 35mm | 113 min | v.o. coréen | s-t.a_en

Orphelin ambitieux et ouvertement gai, Su-Min caresse le rêve d’étudier le design à Séoul. Ouvrier dans une usine le jour et chauffeur privé la nuit, il repousse les avances d’un Jae-Min ivre, dont on découvrira plus tard qu’il est issu d’une riche famille conservatrice et cadre dans cette usine. Même si, dans un contexte de compressions budgétaires, Jae-Min parvient à sauvegarder le boulot de Su-Min, celui-ci démissionne par fierté et devient, malgré lui, escorte dans un club pour hommes. Obstinément quoique doucement persistant dans ses avances, Jae-Min encaisse les refus énergiques de Su-Min jusqu’à ce que, subitement, les deux hommes s’éprennent l’un de l’autre. Mais ce nouveau bonheur sera rapidement menacé par les fiançailles imminentes de Jae-Min et les objections parentales. Pourront-ils se sortir sans regret de ce revirement de situation ? Le directeur gai Leesong Hee-il conjugue ici une fine observation sociologique et une maîtrise du septième art dans un premier et impressionnant long métrage. No Regret s’est attiré la faveur critique et publique, sur le plan local et international. Avec ses interprètes naturels, ses intrigues secondaires éclairantes et une cinématographie sublime, No Regret est un portrait résolument érotique de la vie gaie contemporaine, une victoire audacieuse pour le cinéma indépendant coréen.

vendredi 16 nov_19h00 | PGM02 | Imperial

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The World Unseen
Shamim Sarif | Grande-Brétagne | 2007 | 35mm | 99 min | v.o. anglaise

Au fur et à mesure que l’apartheid impose sa loi brutale et resserre son emprise sur Cape Town, le Location Café, géré par l’impétueuse Amina (Sheetal Sheth), demeure une oasis pour tous les marginaux du quartier : une serveuse noire, un partenaire commercial « de couleur », Jacob (David Dennis, qui livre une performance tout en nuances) et une maîtresse de poste blanche nommée Madeleine (la gracieuse Grethe Fox). Bravant les lois injustes et malgré les visites fréquentes des policiers, Amina s’entête à briser tous les tabous. Un jour, elle rencontre une mère de famille mariée plutôt traditionnelle, Miriam (Lisa Ray de Bollywood, Hollywood, Water), et c’est le coup de foudre. Miriam réussit tant bien que mal à contenir sa fascination pour la rebelle Amina, mais elle prend rapidement conscience de l’ampleur des contraintes familiales auxquelles elle est assujettie. Pendant que Jacob et Madeleine entreprennent timidement une relation amoureuse, Amina décide de donner à Miriam des leçons de conduite qui risquent d’avoir des conséquences libératrices… Dans ce mélange de Bagdad Café et de Driving Miss Daisy au style très maîtrisé, l’auteure et réalisatrice Shamim Sarif révèle que parfois, il y a bien peu de différence entre les obligations familiales et la répression politique, sans pour autant tomber dans le prêchi-prêcha. Film sur les victoires douces-amères remportées en dépit d’outrages incessants à la décence et à la dignité, The World Unseen nous rappelle que la résistance n’est pas toujours futile et qu’elle est paradoxalement parfois la seule chose qui nous permet d’affirmer notre visibilité.

vendredi 16 nov_21h00 | PGM04 | J.A. de Seve

 
Shelter
Jonah Markowitz | États-Unis | 2007 | video | 90 min | v.o. anglaise

Jonah Markowitz États-Unis 2007 vidéo 90 min v.o.a. Zach (Trevor Wright, anciennement de Boston Public et de NYPD Blue) est coincé à San Pedro, en Californie, où il est cuisinier et artiste urbain. Renonçant à une bourse d’études en art afin de contribuer à l’éducation de son neveu Cody, il divise son temps entre son père souffrant, sa relation chancelante avec sa petite amie Tori et les drames domestiques de sa sœur Jeanne, une mère négligente (Tina Holmes de Six Feet Under). Mûrissant plus vite que ses amis privilégiés, Zach se console avec le surf, passion qu’il partage avec Shaun (Brad Rowe, Billy’s Hollywood Screen Kiss), le frère aîné gay de son meilleur ami. Zach cédera lentement mais sûrement aux avances de Shaun, mais arrivera-t-il à concilier ses rêves et ses ambitions et les réalités familiales ? Premier film de Jonah Markowitz, Shelter démontre qu’un drame intelligent et franc sur les tensions entre classes sociales, sur le coming-out et la famille est parfaitement compatible avec de beaux mecs qui se glissent dans et hors de leurs wetsuits dans un cadre paradisiaque. Une éblouissante trame sonore, des images fluides et une interprétation impeccable font de Shelter un autre chef-d’œuvre dans le genre coming-out.

vendredi 16 nov_21h15 | PGM03 | Imperial
Également dans ce programme : Signage


 
Signage
Rick Hammerly | États-Unis | 2007 | video | 13 min | v.o. anglaise

La rencontre fortuite d’un jeune sourd force un homme de 41 ans à faire face à son avenir incertain dans le monde gay d’aujourd’hui obsédé par la jeunesse.

vendredi 16 nov_21h15 | PGM03 | Imperial
Également dans ce programme : Shelter



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Le héros de la famille
Thierry Klifa | France/Italie | 2007 | 35mm | 103 min | v.o. française | s-t.a_en

Gabriel Stern (Claude Brasseur), patriarche, est propriétaire du cabaret « Le Perroquet bleu », situé dans la belle ville de Nice. Un soir, celui qui incarne « Gabriella » sur scène depuis plus de 40 ans, se sentant particulièrement exténué, demande à son associé, le magicien sur le retour Nicky (Gérard Lanvin), de fermer le bar à sa place et rentre à la maison se coucher. Le matin suivant, Nicky apprend une bien triste nouvelle : Gabriel est mort durant son sommeil. Lors de la lecture du testament, Nicky apprend avec consternation que Marianne et Nino (Géraldine Pailhas et Michael Cohen), les enfants qu’il a eus de deux épouses différentes – lesquelles se vouent une haine féroce –, sont les héritiers désignés du Perroquet bleu. Immédiatement, faisant fi des supplications de Nicky, Marianne et Nino mettent le cabaret en vente. Cette querelle d’héritage qui réunit bien malgré eux les membres d’une famille éclatée donne lieu à une heure de vérité particulièrement mouvementée. Divers secrets et mensonges sont mis au jour dans une succession défrisante de prises de bec, de règlements de comptes, d’aveux et d’alliances insolites. Film truculent à l’écriture incisive, Héros de la famille constitue un méli-mélodrame familial sur les tiroirs secrets que l’on ouvre sans savoir qu’on va y trouver un peu de sa propre histoire. Porté par une distribution de rêve, dont la radieuse Miou-Miou (Simone) et l’altière Catherine Deneuve (Alice), ainsi qu’Emmanuel Béart en chanteuse roucoulante et Valérie Lemercier en meneuse de claque, ce film choral rappelant les comédies américaines des années 1940 nous amène à nous demander : connaissons-nous bien nos parents, nos anciennes amours, nos amis et nos enfants ?

samedi 17 nov_13h00 | PGM05 | Imperial

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The DL Chronicles
Deondray Gossett & Quincy LeNear | États-Unis | 2007 | video | 100 | v.o. anglaise

Les mâles qui mènent une vie double ont toujours existé, mais ce n’est que récemment qu’on a donné un nom à leurs activités clandestines – « downlow » – et que divers projets artistiques ont été réalisés pour les illustrer. Ce trio d’épisodes sensuels, bien interprétés, provenant d’une nouvelle série de la chaîne américaine Here!, est une contribution louable au genre, proposant une perspective ouverte sur les différentes manières dont les Afro-américains s’engagent secrètement dans une activité homosexuelle, tout en menant une vie d’hétéro. Dans le premier épisode, Wes, un yuppie marié, découvre qu’il est attiré par son beau-frère Trent. Dans le deuxième épisode, Robert, un homme troublé, s’éprend d’Austin, un jeune homme du Belize, mais cache cette relation à la femme la plus importante de sa vie. Dans la dernière partie, un playa du nom de Boo s’intéresse à tout ce qui bouge jusqu’à ce qu’il découvre que la promiscuité peut avoir des conséquences désastreuses. Ensemble, ces trois récits provocants – portés par une belle musique d’inspiration R&B – arrivent à circonscrire différentes situations sociales qui détournent les hommes noirs de l’honnêteté et de l’ouverture pour les entraîner vers le « downlow ».

samedi 17 nov_15h00 | PGM06 | Imperial

 
Johan: mon été 1975
Phillipe Valois | France | 1976 | 35mm | 90 min | v.o. française

Nous sommes en 1970; l’amour se vit en mode rétro. Johan, un homme charismatique, est derrière les barreaux. Pendant qu’il attend sa sentence, Vallois, acteur-cinéaste gai, tente de recréer l’idylle passionnée qu’ils ont vécue. Pour remplacer son amant prisonnier, il recherche désespérément une grande vedette. Mais son film se transforme bientôt en une réflexion sur la sensualité à la fois spontanée et débridée et sur l’amour interracial. Le Johan fraîchement restauré de Vallois nous montre, en plus de la présence hétérosexuelle de rigueur, des corps splendides en pleine gloire préstéroïdienne. Bien que le film controversé et révolutionnaire de Philippe Vallois ait été accepté au festival de Cannes de 1976 sans être censuré, il a été classé X par le bureau de censure français. Pour la sortie du film en salle, le réalisateur a dû couper les très belles scènes d’érection et de pénétration du poing, aujourd’hui des incontournables du cinéma porno. Avec des références désinvoltes à des films tels que Chant d’Amour de Genet et Teroema de Pasolini, Johan : mon été 1975 combine le cinéma-vérité à une charge érotique franche et sans complexe. Tantôt hilarant et tantôt jouissivement sexy, ce film bouleverse les goûts et les tendances de l’époque en matière de porno commerciale. Délicieusement irrévérencieux et tout à fait hors-norme, Johan : mon été 1975 est un oiseau rare, tant pour les spécialistes de l’histoire du cinéma que pour les amateurs de porno... – BP

samedi 17 nov_17h00 | PGM07 | Imperial

 
I Want to be a Secretary
Sarah Wood | Grande Bretagne | 2006 | video | 12 min | v.o. anglaise

Les aventures d’une jeune femme de carrière au sein d’un service de dactylographie.

samedi 17 nov_19h00 | PGM08 | Imperial
Également dans ce programme : Itty Bitty Titty Committee


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Itty Bitty Titty Committee
Jamie Babbit | États-Unis | 2007 | video | 87 min | v.o. anglaise

Mettant en vedette Melonie Diaz (Raising Victor Vargas), Nicole Vicius (Half Nelson) et Daniela Sea (The L Word), le plus récent film de Jamie Babbit (But I’m a Cheerleader) est une comédie trépidante féministo-queer propulsée par une bande son extraordinaire. Anna, dix-huit ans, travaille comme réceptionniste dans une clinique de chirurgie esthétique et se prépare à être demoiselle d’honneur au mariage de sa sœur. Sa copine vient de la larguer, et sa demande d’admission au collège vient d’être rejetée. La vie n’est pas rose… jusqu’à ce qu’un soir, elle surprenne Sadie en train de couvrir les murs de la clinique de graffitis pour le compte de Clits In Action, un groupe d’action directe féministe. Avant longtemps, Anna accepte de faire le guet pour les Clits pendant qu’elles se réapproprient l’espace public. Elle ne tarde pas à rejeter l’institution du mariage, à passer ses soirées à s’éclater dans des mosh pits, à se teindre les cheveux en rose… et à tomber amoureuse. Mais Sadie a déjà une copine, les C(i)A n’obtiennent pas suffisamment d’attention médiatique et ses membres ont des rapports extrêmement conflictuels. Que doit faire une jeune activiste dans ces circonstances ? Fomenter un plan audacieux pour conquérir le monde et gagner le cœur de la fille, bien sûr !

samedi 17 nov_19h00 | PGM08 | Imperial
Également dans ce programme : I Want to be a Secretary



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The Picture of Dorian Gray
Duncan Roy | États-Unis | 2006 | video | 97 min | v.o. anglaise

Le dandy aux yeux de biche Dorian Gray (David Gallagher, Seventh Heaven) rencontre l’artiste multimédia Basil Hallward à l’un de ses happenings. Dorian devient l’amant et la muse de Basil, qui rappelle l’artiste Bruce Nauman. Son ingénieux portrait vidéo de Dorian fait cependant craindre à ce dernier les ravages du temps. Il signe donc un pacte avec le diable : son portrait vieillira, mais lui, Dorian, demeurera d’une beauté sublime. Puis Basil est durement abandonné pour un esthète amoral, Lord Henry Wotton. Dorian, hypnotisé par ses privilèges sans fin, est attiré par la trahison et le meurtre, lorsque l’angélique Gabriel apparaît… Duncan Roy (connu pour AKA) nous éblouit avec son interprétation audacieuse, ouvertement gaie, du classique d’Oscar Wilde sur la perte et la rédemption. Son raffinement visuel fait écho aux paroles torrides de Wilde. Les costumes élégamment épurés de Hedi Slimane vont de pair avec les décors minimalistes et contrastent avec la trame sonore fort élaborée composée d’extraits d’Erik Satie et de Wagner, et du space-rock envoûtant de Mogwai. Un film qui reflète magnifiquement notre époque empreinte de futilité, où la valeur d’un homme (gai) n’est que matérielle et transitoire.

samedi 17 nov_21h30 | PGM09 | Imperial
Également dans ce programme : Scarred


 
Scarred
Damien Rea | Grande Bretagne | 2007 | 35mm | 10 min | v.o. anglaise

Récipiendaire du Planet Out Short Film Award, SCARRED raconte l’histoire d’un jeune homme qui porte (littéralement) la cicatrice de son passé et qui est confronté à son avenir lorsqu’il s’amourache d’un type pas comme les autres.

samedi 17 nov_21h30 | PGM09 | Imperial
Également dans ce programme : The Picture of Dorian Gray



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Lover Other
Barbara Hammer | États-Unis | 2006 | video | 55 min | v.o. anglaise

Elles étaient amantes lesbiennes et sœurs par alliance, résistantes juives antinazies, collaboratrices artistiques et survivantes. Nées à Nantes, France, Claude Cahun (Lucy Schwob) et Marcel Moore (Suzanne Malherbe), deux femmes issues de milieux aisés, adoptent l’habillement masculin ainsi qu’un nom unisexe et entreprennent une démarche artistique se voulant partie prenante du mouvement surréaliste. Après l’invasion de la France par Hitler, elles se réfugient sur l’île de Jersey et y poursuivent leurs expérimentations révolutionnaires avec les stéréotypes sexuels, les positions de sujet et d’objet et les jeux de rôles. À mesure que le nazisme assombrit leur horizon artistique, elles réorientent leur inépuisable créativité vers la composition de tracts subversifs encourageant les soldats nazis à la mutinerie. Arrêtées et condamnées à mort, elles survivent de justesse à cette sombre période. La cinéaste avant-gardiste Barbara Hammer tisse adroitement une trame passionnante où s’entremêlent des entrevues avec des commissaires et des résidents de Jersey, des reconstitutions prenantes et de saisissants échantillons des œuvres de ces deux artistes. Enveloppé par une très belle musique éthérée, ce documentaire foisonnant recréant l’existence mouvementée de deux artistes uniques aux identités complexes se situe dans l’esprit même de la pensée de Cahun, qui aurait dit : « Sous ce masque un autre masque. Je n'en finirai pas de soulever tous ces visages.

samedi 17 nov_21h30 | PGM10 | J.A. de Seve

 
Dialogue sur l'homoparentalité (Dialogue for Gay Parenting)
Julie Huard | Canada | 2007 | video | 45min | v.o. française | s-t.a_en

Un nouveau genre de famille fait de plus en plus parler de lui : la famille homoparentale, des gais et des lesbiennes qui choisissent, en tant que couples homosexuels, d’avoir des enfants. Le mariage gai passé dans nos lois et l’accessibilité pour les femmes lesbiennes aux banques de sperme ouvrent évidemment une porte supplémentaire à ce nouveau phénomène que certains surnomment le « gayby boom » ! Mais quels sont les défis au quotidien de l’homoparentalité ? Comment se vit-il ? En voici un portrait social.

dimanche 18 nov_11h00 | PGM11 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Mommy Mommy


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Mommy Mommy
Sylvie Rosenthal | Canada | 2007 | video | 43 min | v.o. anglaise

Bien que le Québec ait été la première province canadienne à rendre l’adoption légale pour les couples de même sexe, de nombreux obstacles systémiques demeurent fermement en place. Mommy Mommy trace la chronique des innombrables démarches entreprises par Linda et Mona, deux musiciennes reconnues, pour avoir un enfant. Entre les inséminations maison, les négociations avec les organismes d’adoption, les pourparlers avec le Secrétariat à l’adoption internationale (S.A.I.) et le dépôt de plaintes devant la Commission des droits de la personne du Québec, Linda et Mona finiront-elles par y arriver ? Portrait honnête et touchant des désillusions et des victoires vécues par les deux femmes, Mommy Mommy ne manque ni d’avocats, ni de travailleuses sociales, ni de mères lesbiennes attentionnées. Le film contribue à redonner espoir aux familles québécoises LGBT, qui sont constamment victimes de discrimination économique et sociale quand il est question d’adoption et de parentalité. Plusieurs entrevues éclairantes se succèdent, notamment avec Hélène Zylberszac (qui a remporté sa cause après avoir intenté une poursuite pour violation des droits humains contre la clinique de fertilité de l’hôpital Royal Victoria, qui avait refusé de l’inséminer) ainsi qu’avec l’auteure primée Anne-Marie MacDonald, qui y va de commentaires délicieusement ironiques à l’endroit de Stephen Harper.

dimanche 18 nov_11h00 | PGM11 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Dialogue sur l'homoparentalité (Dialogue for Gay Parenting)



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Further off The Straight & Narrow
Katherine Sender | États-Unis | 2006 | video | 61 min | v.o. anglaise

Aujourd’hui, en Amérique du Nord, la télévision regorge de personnages, d’images et d’émissions LGBT. Fantaisies kitch et émissions cultes mises à part, comment pouvons-nous interpréter ces stéréotypes apparemment positifs ? Dans quelle mesure reflètent-ils les forces économiques et politiques conservatrices en présence aux États-Unis ? Katherine Sender, professeure adjointe à la prestigieuse école de communications Annenberg, livre ici un documentaire à la fois divertissant et provocateur qui analyse cette tendance en pleine expansion dans les médias. Des universitaires ainsi que des analystes des médias émettent tour à tour des points de vue stimulants sur le rôle que jouent les entreprises du divertissement, les classes sociales, l’ethnicité et la segmentation des marchés dans ce phénomène. Cette nouvelle visibilité gaie serait-elle davantage une affaire de consumérisme que de droits humains ou politiques ? Généreusement entrecoupé d’inoubliables extraits d’émissions télévisées à succès comme Ellen, The L Word, Queer Eye for the Straight Guy, Six pieds sous terre, Survivor et Will & Grace, ce documentaire nous amène à nous demander en quoi ces représentations s’écartent vraiment de la norme. Contribution inestimable aux débats sur la présence LGBT dans les médias, Further Off the Straight & Narrow constitue un complément idéal à l’excellent The Celluloid Closet.

dimanche 18 nov_13h00 | PGM12 | Imperial
Également dans ce programme : Lez Be Friends


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Lez Be Friends
Glenn Gaylord | États-Unis | 2007 | video | 71min | v.o. anglaise

Se déroulant dans Greenwich Village en 1969, après les émeutes de Stonewall, Lez Be Friends est un hommage loufoque et tendre aux grandes sitcoms des années 1970. Donnant une tournure (plus) gaie à Three’s Company, le producteur Stephen Israel (Boy Culture) et l’auteur-réalisateur Glenn Gaylord racontent l’histoire de Ricca Pike, une lesbienne butch qui doit faire semblant d’être hétéro pour pouvoir vivre avec ses deux colocs gais (inévitablement en torse nu) si elle ne veut pas subir la colère du propriétaire lesbophobe Truman DuBois.

dimanche 18 nov_13h00 | PGM12 | Imperial
Également dans ce programme : Further off The Straight & Narrow



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Milonga Gay
Paul Chernosky | Argentine | 2006 | video | 5 min | v.o. espagnole | s-t.a_en

Des danseurs fabuleux aux chaussures enflammées créent toute une ambiance à La Marshal, « la première salle de tango gaie au monde » et la place hot de Buenos Aires pour s’enlacer et se lancer des regards provocants.

dimanche 18 nov_15h00 | PGM13 | Imperial
Également dans ce programme : Oh Happy Day


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Oh Happy Day
Ian Poitier | Grande Bretagne | 2007 | video | 100 min | v.o. anglaise

L’histoire de Davis et Jonathan, mais revampée à la manière d’une comédie romantique britannique! L’ambitieux et très « collet monté » Jonathan (Christopher Colquhoun qu’on a préféré à Hugh Grant) rencontre David (Stephen Billington), un représentant pharmaceutique, au franc parler et au manières quelque peu cavalières, lors d’un gala de remise de prix. Fidèles à l’Ancien Testament, David et Jonathan font plus ample connaissance, mais la gêne s’installe lorsque Jonathan réalise que David est, en fait, un de ses clients. Conscient que son patron, personnage pour le moins acerbe, veille à ce que la politique concernant la fraternisation avec les clients de l’agence soit rigoureusement respectée, Jonathan met un terme à cette idylle naissante – ce qui, bien sûr, provoque l’indignation de de David. Alors qu’ils s’efforcent de lutter contre cette attraction irrésistible, s’engage un combat opposant les forces charnelles aux forces de la raison. Jonathan saura-t-il admettre que sa quête d’amour et de bonheur revêt davantage d’importance à ses yeux que ses engagements professionnels? Oh Happy Day, sans doute l’un des meilleurs films présentés au London Lsbian & Gay Film Festival de 2007, marque les débuts éclatants de Ian Poitier. Un regard inquisiteur sur l’amour, des répliques rapides et fort à-propos et un humour cinglant, voilà les principaux ingrédients de ce récit saisissant qui dépeint la vie éclatée de familles recomposées sur fond de romance et de politiques corporatives. Léger, inspirant et souvent surprenant, Oh Happy Day est la cuillérée de miel qui fait passer la pilule!

dimanche 18 nov_15h00 | PGM13 | Imperial
Également dans ce programme : Milonga Gay



 
Salomé
Téo Hernandez | France | 1976 | 16mm | 65 min | v.o. française

Né au Mexique, le cinéaste Téo Hernandez s’installe à Paris en 1976, où il vit jusqu’à sa mort prématurée du sida, en 1993. C’est aussi en 1976 qu’il livre son superbe Salomé, une re-vision onirique mettant en valeur le contenu religieux, l’iconographie orientaliste et la fluidité des genres qui caractérisent la légende biblique. Le film annonce l’émergence d’un nouveau mouvement dans le cinéma expérimental français, appelé « l'École du corps ». Composé en grande partie de cinéastes gais et lesbiennes travaillant en super 8, ce mouvement aborde les thèmes du corps et du désir selon une esthétique de la luxuriance hautement originale. Salomé exemplifie le caractère puissamment opératique d’un grand nombre de ces films, qualité rarement associée avec le format super 8 avant et depuis. Si l’importance de l’œuvre d’Hernandez au sein du patrimoine culturel français est dorénavant établie, ses films sont rarement présentés hors de la France. Cette projection spéciale de Salomé, en format 16mm (le super 8 original gonflé), constitue une rare occasion pour les auditoires de l’ouest de l’Atlantique de s’initier à l’univers poétique de cet éminent cinéaste. Le programmeur Greg Youmans sera disponible pour parler de l’histoire du film, de l’École du corps et des défis qui se présentent aujourd’hui à la production d’œuvres LGBT en format super 8.

dimanche 18 nov_15h00 | PGM14 | J.A. de Seve

 
I Don't Want to Sleep Alone (Hei Yan Quan)
Tsai Ming-ling | Taiwan/France/Austrie | 2006 | 35mm | 115 min | Taiwanese/ Malay/ Mandarin/ Bengali | s-t.a_en

Attaqué et blessé par des voyous, Hsiao-Kang est rescapé par quelques travailleurs bangladeshi. Rawang (la sensation malaisienne Norman bin Atun) prend plaisir à s’occuper de lui, dormant à ses côtés sur un matelas trouvé dans une benne à ordures. En parallèle, la serveuse mécontente Chyi (Chen Shiang-Chyi) prend soin du fils paralysé de sa patronne. Se remettant petit à petit, Hsiao-Kang découvre qu’il sert de catalyseur aux désirs réprimés de Chyi et Rawang. Une brume mystérieuse enveloppe Kuala Lumpur. Que cela émane des ordures brûlées par des immigrants ou de feux de forêt en Indonésie, il y a certainement quelque chose qui grésille chez nos protagonistes… Le réalisateur controversé Tsai Ming-Liang montre crûment les vérités dérangeantes du corps en mouvement et au repos. Initialement bannie dans sa Malaisie natale, cette œuvre hypnotique cerne avec éloquence et intégrité la situation des minorités déplacées. Une riche trame sonore polyglotte et un scénario sobre accompagnent ce film qui parle de plaisirs inespérés dans des endroits inattendus. Chantiers de construction abandonnés et ruelles obscures sont empreints d’un érotisme subversif et subtil dans ce regard sur la vie misérable des travailleurs itinérants, en suspens entre le désespoir et l’espoir.

dimanche 18 nov_17h00 | PGM15 | Imperial

 
Do Not Bend
Pierre Bonhomme | Canada | 2007 | video | 6 min | v.o. anglaise

Même une énorme maison de banlieue n’est pas assez grande pour contenir les lourds antécédents d’un couple compliqué.

dimanche 18 nov_17h00 | PGM16 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Kate Clinton: 25th Anniversary Tour


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Kate Clinton: 25th Anniversary Tour
Andrea Meyerson | États-Unis | 2007 | video | 65 min | v.o. anglaise

Préparez-vous à toute une explosion de rires ! Ce formidable film-anniversaire d’Andrea Meyerson se veut une célébration des 25 années de carrière de Kate Clinton, féministe de la première heure et humoriste irrévérencieuse. Abu Ghraib, la mort du pape, les tendances successives en matière de menstruations, The L Word et notre culture axée sur la surveillance, rien n’est hors de la mire de cette grande dame de l’humour politique et queer aux États-Unis. Réalisatrice et productrice de renom, Meyerson (créatrice de la série Laughing Matters), qui a elle aussi fait œuvre de pionnière dans le monde des médias, nous revient avec un autre spectacle inspirant et impertinent, commandité par le National Center for Lesbian Rights (NCLR). On y voit Clinton en compagnie de sa partenaire, l’avocate Urvashi Vaid, et un hommage touchant de la directrice générale du NCLR, Kate Kendell. Kate Clinton: 25th Anniversary Tour est jalonné de témoignages enthousiastes de vedettes telles que Melissa Etheridge, Lily Tomlin, Cris Williamson et les membres du groupe ultra-lesbien The Kinsey Sicks. Venez vous bidonner dans une salle remplie de femmes devant ce réjouissant échantillon de ce qui se fait de mieux en humour queer.

dimanche 18 nov_17h00 | PGM16 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Do Not Bend



  Les filles s'éclatent

 
Congratulations Daisy Graham
Cassandra Nicolaou | Canada | 2007 | 35mm | 14 min | v.o. anglaise

À quoi peut bien servir un revolver s’il n’est pas chargé ? Cassandra Nicolaou, bien connue et appréciée des festivalières (Why I’ll Never Trust you in 200 Words or Less, Interviews with My Next Girlfriend et Show Me), nous livre un autre court métrage saisissant sur la vieillesse, l’amour et ce qui risque de se produire quand on arrive au bout du rouleau.

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Fine and Dandy, I'm Not So Sure the World Deserves Us, Les corps silencieux, Pariah, Private Life, Un mariage comme les autres


 
Fine and Dandy
Kelly West | Australie | 2006 | video | 15 min | v.o. anglaise

Ayant recours à l’étiquette du XIXe siècle, une femme à la recherche du bonheur espère attirer l’attention d’une prétendante dans ce court métrage qui baigne dans l’humour noir.

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Congratulations Daisy Graham, I'm Not So Sure the World Deserves Us, Les corps silencieux, Pariah, Private Life, Un mariage comme les autres


 
I'm Not So Sure the World Deserves Us
Raul Fuentes | Mexique | 2007 | video | 4 min | v.o. espagnole | s-t.a_en

Le Lauréat vu à travers les yeux de deux jeunes lesbiennes mexicaines. Palpitant !

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Congratulations Daisy Graham, Fine and Dandy, Les corps silencieux, Pariah, Private Life, Un mariage comme les autres


 
Les corps silencieux
Luz Diaz | France | 2007 | video | 17 min | v.o. française

Les errances d’une jeune fille solitaire fascinée par une femme mystérieuse.

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Congratulations Daisy Graham, Fine and Dandy, I'm Not So Sure the World Deserves Us, Pariah, Private Life, Un mariage comme les autres


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Pariah
Dee Rees | États-Unis | 2006 | video | 27 min | v.o. anglaise

Une ado du Bronx arrive mal à concilier les multiples identités qu’elle se donne pour faire plaisir à ses proches dans ce spectaculaire court métrage primé.

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Congratulations Daisy Graham, Fine and Dandy, I'm Not So Sure the World Deserves Us, Les corps silencieux, Private Life, Un mariage comme les autres


 
Private Life
Abbe Robinson | Grande Bretagne | 2006 | video | 15 min | v.o. anglaise

Nous sommes dans le Yorkshire, en Angleterre, en 1952. Ruth quitte la monotonie de son travail dans une usine de textile pour mener une vie secrète.

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Congratulations Daisy Graham, Fine and Dandy, I'm Not So Sure the World Deserves Us, Les corps silencieux, Pariah, Un mariage comme les autres


 
Un mariage comme les autres
Anne De Léan | Canada | 2007 | video | 5 min | v.o. française

Un dimanche matin tranquille, une dispute de couple prend une tournure inusitée lorsque le sujet de la discussion dérape sur la voisine d’en bas.

dimanche 18 nov_18h45 | PGM18 | J.A. de Seve
Également dans ce programme : Congratulations Daisy Graham, Fine and Dandy, I'm Not So Sure the World Deserves Us, Les corps silencieux, Pariah, Private Life



 
Nourishment
Marc Saltarelli | États-Unis | 2007 | video | 10 min | v.o. anglaise

Le passé vient hanter Nat lorsque des visiteurs inattendus le distraient au moment où il accueille un nouveau client séropositif à la popote volante du quartier.

dimanche 18 nov_19h15 | PGM17 | Imperial
Également dans ce programme : Parting Glances


 
Parting Glances
Bill Sherwood | États-Unis | 1986 | 35mm | 90 min | v.o. anglaise

Ce classique du cinéma gai suit pendant vingt-quatre heures un groupe vibrant d’amis gais, au milieu des années 1980, à Manhattan. La communication est tendue entre les conjoints Michael et Robert, alors que ce dernier se prépare à quitter le pays pour un poste à l’étranger. Nick (Steve Buscemi, qui crève l’écran), le meilleur ami de Michael, a beaucoup à voir avec ce désaccord inavoué. Atteint du sida – véritable condamnation à mort dans les années 1980 –, Nick est abandonné par tous ses amis, sauf Michael. La tension atteint son paroxysme lors d’une fête organisée par leur amie lesbienne Joan (premier rôle de Kathy Kinney) pour le départ de Robert. L’auteur-réalisateur Bill Sherwood a créé Parting Glances, son seul film, parce qu’il était frustré devant la représentation des gais offerte par le cinéma hollywoodien. Dans ce film qui défie les stéréotypes, c’est le personnage de Nick, amer certes mais jamais victime, qui proposait un portrait nouveau et rebelle des gens aux prises avec le sida. Ce film est le premier à être restauré par le Los Angeles Outfest Legacy Project, dont le mandat est de préserver le cinéma LGBT.

dimanche 18 nov_19h15 | PGM17 | Imperial
Également dans ce programme : Nourishment



 
A Bear, Where?
Jeremy Stewart | Australie | 2006 | video | 4 min | v.o. anglaise

Cette œuvre hybride est à la fois documentaire de voyage, jeu vidéo, bulletin d’informations et rêveries diurnes. Suivez le parcours d’un petit ours qui tente d’attirer l’attention d’une adorable bête à poil.

dimanche 18 nov_21h15 | PGM19 | Imperial
Également dans ce programme : Suffering Man's Charity


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Suffering Man's Charity
Alan Cumming | États-Unis | 2007 | 35mm | 92 min | v.o. anglaise

Dans son premier film à titre de réalisateur, Alan Cumming joue également le rôle de John Vandermark, compositeur raté devenu professeur de musique, avec un faible pour les pauvres jeunes hommes aux grandes ambitions. Lorsque le beau dilettante Sebastian St. Germain (David Boreanaz, Buffy the Vampire Slayer) entre dans sa vie, prétendant être un romancier, John tient absolument à lui venir en aide. Il devient toutefois vite amer lorsqu’il se rend compte qu’on abuse de sa bonté. La goutte fait déborder le vase lorsqu’il découvre que toutes les femmes de la ville jouissent des faveurs de Sebastian et qu’il ne reste plus rien pour lui, son hôte si bienveillant. L’idée d’avoir été dupé, l’amertume et la rage qu’il ressent devant son manque de succès et le sentiment d’impuissance qui le tenaille devant son amour inassouvi déclenchent chez lui un goût de violence. Il en résulte un salut comique et malveillant à la dynamique de pouvoir entre prostitué et client. Avec des clins d’œil au Cœur révélateur d’Edgar Allan Poe et le classique des années 1960 de Joseph Losey/Harold Pinter, The Servant, Suffering Man’s Charity est un film élégant, tout en tensions, qui offre du jeu théâtral brillant et savoureux, avec des performances féroces de la part de Boreanaz et de l’inimitable caméléon Cumming. Remarquablement mielleux, Henry Thomas partage l’affiche, alors qu’Anne Heche, Karen Black, Carrie Fisher et Jane Lynch font des apparitions aussi brèves que remarquables.

dimanche 18 nov_21h15 | PGM19 | Imperial
Également dans ce programme : A Bear, Where?



 
Life #2
Dennis Day | Canada | 2007 | video | 5 min | v.o. anglaise

Comment exister entre la volonté d’être en contrôle et le souhait de s’abandonner : entre connaître le monde et être perdu ?

lundi 19 nov_17h00 | PGM20 | Imperial
Également dans ce programme : The Houseboy


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The Houseboy
Spencer Schilly | États-Unis | 2007 | video | video | v.o. anglaise

À première vue, on pourrait croire à un ménage à trois qui tourne mal, mais The Houseboy se révèle l’histoire poignante d’un jeune homme égaré dans le désert de sa jeunesse. Après un réveil confortable entre DJ (Brian Patacca) et Simon (Tom Merlino), Ricky (Nick May), un jeune décrocheur du collégial, s’aperçoit que sa présence n’est plus aussi désirée qu’elle l’était. Alors que le couple quitte pour L.A à l’occasion du congé des Fêtes, Ricky se retrouve seul et déprimé à Astoria, où il garde le refuge pour animaux blessés de ses amants. Délaissé par sa famille, ses amis et ses amants, il recherche désespérément l’amitié et l’intimité véritables – mais ne trouve sur sa route que des personnages anonymes et des nuits d’orgie sans lendemain peuplées d’hommes sexy, fervents adeptes de substances, qui lui déclarent sans ménagement d’aller chercher de l’aide. L’amitié qui se tisse malgré tout entre Ricky et Blake (Blake Young-Fountain), un travailleur social pour le moins étrange, réussira-t-elle à renverser les tendances suicidaires du jeune homme? Ce film extraordinaire de Spencer Schilly est à la fois une apologie et une parodie de l’univers de l’homosexualité masculine et de sa fixation sur les drogues, le sexe et la jeunesse. Les prestations naturelles et toute en nuances des acteurs nous laissent attendris devant le sort des protagonistes et ajoutent à l’authenticité de ce portrait sans complaisance, mais néanmoins compatissant, des dures réalités de la vie. Spencer Schilly passe au crible la culture de la gratification instantanée et des plaisirs éphémères et lève le voile sur l’inévitable sentiment de vide dans lequel s’abîment tôt au tard ceux qui se livrent à cette quête aussi vaine que superficielle.

lundi 19 nov_17h00 | PGM20 | Imperial
Également dans ce programme : Life #2



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Eternal Summer (Sheng xia guang nian)
Leste Chen | Taiwan | 2006 | 35mm | 95 min | mandarin | s-t.a_en

Histoire de passage à l’âge adulte sous forme de triangle amoureux, Eternal Summer commence alors que deux élèves de l’école primaire très différents, le rebelle Shane et le studieux Jonathan, sont jumelés pour un exercice scolaire. Au fil des ans, les deux garçons se lient d’une amitié inhabituelle et profonde aux accents amoureux. Pendant la dernière année d’école secondaire, une nouvelle étudiante, Carrie, tombe amoureuse de Jonathan. Comprenant que son attirance ne sera jamais réciproque, les intérêts romantiques et sexuels de Jonathan étant dirigés ailleurs – vers son ami d’enfance, plus particulièrement –, Carrie se tourne vers Shane pour obtenir l’affection qu’elle recherche. Telle une pastille Mentos dans une bouteille de Coca-Cola diète, l’irruption de Carrie entraîne une explosion d’émotions et de besoins demeurés jusque-là enfouis… et déclenche une série d’événements. Réalisé avec style par Leste Chen, âgé de 26 ans, l’un des membres de la nouvelle vague taïwanaise, dont le premier long métrage, Two Heirlooms, a battu des records au box-office à Taïwan, Eternal Summer illustre parfaitement les maladresses des premières amours et la confusion qu’engendrent les emportements du cœur. Film sensuel à la grande puissance évocatrice, grâce entre autres à ses séduisants jeunes acteurs, Eternal Summer constitue l’un des titres les plus réussis de cette importante année pour le cinéma asiatique queer.

lundi 19 nov_19h00 | PGM21 | Imperial

 
Butte
Marlene Millar | Canada | 2006 | video | 6 min | sans dialogue

Poétique, sensuel et mettant en vedette Chief-Moon, Butte se déploie dans une journée. Le corps comme paysage est l’image centrale de ce court métrage où la chair, les os et les muscles deviennent synonymes de la terre.

lundi 19 nov_19h00 | PGM22 | ONF_NFB
Également dans ce programme : Byron Chief-Moon: Grey Horse Rider


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Byron Chief-Moon: Grey Horse Rider
Marlene Millar & Phillip Szporer | Canada | 2006 | video | 48 min | v.o. anglaise

Byron Chief-Moon compte parmi les acteurs autochtones canadiens les plus connus, ayant joué dans de grandes séries comme Da Vinci’s Inquest, Highlander, North of 60 et Stargate SG-1. Grey Horse Rider suit l’évolution de ce chorégraphe et danseur accompli de l’Albert